En effet, pour les fruit à noyau, les greffons sont prélevés AVANT le 15 janvier, et pour les fruit à pépins jusqu’au fin février. Ils sont ensuite gardés au noir dans le frigo, afin qu’au moment du greffage le greffon a un retard végétatif par rapport au porte greffe, ce qui augment la chance du succès. Un membre nous a trouvé ce mémo très utile
Malus sieversii est bien l’ancêtre de toutes les pommes cultivées !

C’est la pomme originelle dont descendent toutes celles que nous connaissons aujourd’hui , et cette variété est présente sur notre verger de MARVOISIE
C’est en Asie Centrale, au Kazakhstan, au cœur des montagnes célestes du Tian Shan, a dans des forêts ancestrales que se cache le secret de l’origine de tous les pommiers duu monde , les ancêtres de nos pommiers actuels : les pommiers Malus sieversii
Ces pommiers existaient déjà il y a plus de 65 millions d’années en même temps que les dinosaures. Ils peuvent atteindre 30 mètres de haut, vivre jusqu’à 300 ans et surtout ils donnent d’énormes quantités des pommes aux couleurs, tailles et goûts extrêmement variés.
Une saveur que l’on doit aux ours du Tian Shan.. Qui se nourrissaient des fruits et en dispersaient les graines partout dans les montagnes grâce à leurs déjections …. les pommes ramassées par les nomades du Kazakhstan, voyagent depuis 10 000 ans avant notre ère au gré des déplacements de populations.
Chez Malus sieversii, depuis des millions d’années selon le principe de la sélection naturelle à en vivant à l’état sauvage et grâce au constant brassage génétique, ces pommiers ont su développer des gènes de résistance aux principaux fléaux ,ces maladies qui ravagent nos pommiers clonées ,greffées …
Ces forêts de pommiers sauvages originels portent en elles un patrimoine génétique d’une richesse inestimable. Voir « les origines de la pomme »
Cuisine de l’arboriculteur
Il est important quand on taille des végétaux, arbres ou autres, de veiller à ne pas transmettre de maladies d’une plante à l’autre par le biais des lames de l’outil de coupe. L’idéal serait d’en avoir un pour les plantes saines et un pour les plantes malades mais ça n’empêche pas de veiller à désinfecter les outils. Une des possibilités est de passer la lame à la flamme, et pour ça, pourquoi pas avec un chalumeau de cuisine ? Facile à emmener sur le verger, il pourra même servir à caraméliser le dessus d’une crème brûlée !
Pressoir
En septembre la récolte a été amenée au pressoir pour préparer du jus de pommes.

Consoude
La consoude est utilisée avec la prêle et l’ortie pour confectionner un purin utilisé comme bio-stimulant et en traitement préventif et curatif de l’oïdium. On trouve de la prêle sur les bords de l’Isère et de l’ortie un peu partout, pour la consoude il y a de beaux plants sur un des vergers. 
Les nichoirs
Lors du cours sur l’entretien des vergers en automne et hiver, M. Scherrer nous a parlé des nichoirs, pour insectes et pour oiseaux. En facilitant l’installation de chrysopes par exemples, on peut lutter contre la prolifération des pucerons (les larves de cet insectes en sont friandes). Les mésanges sont des alliées efficaces contre les chenilles et les carpocapses qui s’attaquent aux pommes.
La fabrication de tels nichoirs pourrait occuper les longues soirées d’hiver ou les samedis matins quand les intempéries empêchent de s’occuper des vergers…
Nichoir à mésanges, la dimension de l’ouverture détermine l’espèce qui pourra élire la boîte pour faire son nid. Il est important de vérifier l’état de ces nichoirs, notamment en changeant la litière et en évacuant l’ancienne, sinon l’accumulation de matériaux empêchera la nidification.
Qui dit nichoirs, dit aussi mangeoires pour aider ces auxiliaires à traverser l’hiver. Il existe une grande variété de modèles, depuis ceux du commerce jusqu’à ceux bricolés avec une bouteille en plastique, l’important étant, comme pour les nichoirs de veiller à ce que cette installation ne facilite pas la prédation (par exemple, il vaut mieux ne pas mettre de bâtonnet devant l’entrée du nichoir qui pourrait servir d’appui à une martre ou une fouine).
Les rats-taupiers ou campagnols
Le cours sur l’entretien des vergers en automne et en hiver a attiré notre attention sur la nécessiter de retirer la végétation coupée et entassée au pied des arbres afin de ne pas créer d’abris pour les campagnols terrestres. Ces animaux, actuellement en période de pullulation dans la région, s’en prennent au collet et aux racines des arbres.

C’est pour limiter leur présence que des perchoirs à rapaces ont été installés sur le verger du Grand Saule, en lien avec la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux).

Limon
Le site remonterletemps.ign.fr permet de comparer des cartes actuelles et anciennes à partir de la localisation de son choix. On peut voir ainsi sur la carte Cassini qu’au XVIIIème siècle, du moins au moment des relevés établis pour ce plan, le terrain de l’actuel verger du Grand Saule correspondait à un des lits de l’Isère.

Intervention aux deux vergers – lundi 27 novembre
Pas très agréable de pulvériser la bouillie bordelais sur les 270 arbres. 5 membres courageux y sont attelés un lundi matin de novembre.
Autorisé en culture bio contrôlé, son utilisation reste contesté par certains membres de notre assos. Qu’en pensez vous?
D’après notre spécialiste, la chute des feuilles laisse une cicatrice qui peut laisser un accès aux maladies. La bouille bordelaise a seulement une action préventive, et non pas préventive. Pour en savoir plus cliquer ici
Cours sur la taille
Lors d’une session d’entretien du verger de Marvoisie en octobre 2017, il nous a été rappelé que lorsqu’on coupe une branche, il est important de le faire au niveau du bourrelet de la base, sans laisser de moignon, l’arbre cicatrise mieux et il y a moins de possibilité d’entrée pour les champignons.
Photo prise lors d’un cours durant la session 2016-2017.
