Les travaux pour l’installation de la future citerne sur le terrain du Grand Saule avancent.
La semaine dernière une ouverture a été ménagée entre deux sections de la pépinière pour laisser accès au futur point d’eau et un emplacement à l’ombre a été dégagé au pied d’un arbuste de la haie.
Par la même occasion, le décompte des tuteurs manquants a été fait. Les petits ont été installés au pied des porte-greffe qui en avaient besoin et ceux pour les arbres ont été stockés en attendant leur pose.
Hier, quelques parpaings de récupération ont été amenés pour pouvoir surélever la citerne et permettre de glisser un arrosoir sous le robinet, il en manque peut-être encore quelques-uns.
Six arbres greffés ont été vendus à un particulier et une nouvelle adhésion se profile.
Samedi 23 février, après la période de froid et pour profiter de ce redoux exceptionnel, nous avons commencé les actions sur le terrain, en commençant par le verger du Grand Saule et la pépinière.
Nous avons fait le relevé des tuteurs nécessaires pour les porte-greffes. Certains ont pris une inclinaison considérable sur ce terrain limoneux et il faut y remédier. D’autre part, certains arbres du verger n’ont plus ou pas de tuteurs alors que le type de porte-greffe qui a été utilisé, à faible développement racinaire pour une mise à fruit plus rapide, implique un tuteurage permanent. Ce sont donc des achats à prévoir.
Par la même occasion, nous avons commencé à préparer le terrain pour l’installation de la future citerne. La mairie de Montbonnot avait fait installer un forage et financé une pompe thermique. Mais cette dernière est lourde et encombrante, nous ne pouvons pas en faire usage aisément. Aussi l’achat imminent d’une citerne permettra de stocker de l’eau pour les arrosages et les soins.
Elle sera installée à l’ombre d’un buisson et un accès va être aménagé au centre de la pépinière.
Mercredi 11 juillet, nous étions une demie-douzaine à travailler sur le verger du Grand Saule, à éclaircir les fruits, retirer ceux qui étaient en surnombre, mal venus ou véreux, continuer la taille en vert, nettoyer le pied des arbres.
Nous en avons profité pour retirer les bandes de carton ondulé entourant le bas de certains arbres et si à première vue il n’y avait que peu de larves dans leur cocon, c’est en dédoublant le carton que nous en avons trouvé bien plus. Ces cartons ont été récupérés pour être brûlés car on a pu reconnaître des chenilles de carpocapses parmi les hôtes de ces pièges (on les reconnaît à leur couleur orangée).
Chenille de carpocapse
Malgré tout, pour le moment peu de fruits semblent être piqués. Peut-être que les nichoirs installés par la LPO ont rempli leur fonction en abritant des prédateurs de ces insectes ravageurs ? En tout cas on peut voir aux traces de déjections sur les rebords qu’ils sont utilisés. Merci encore à la LPO pour nous les avoir fournis et installés bénévolement !
Par ailleurs, nous avons pu constater que la récolte d’abricots nous est passée sous le nez et le palais… Le risque est grand pour la future récolte de pêches. Même si le verger ne comporte qu’un arbre de chaque espèce, c’est quand même dommage de passer des mois à s’en occuper pour ne même pas goûter aux fruits de nos efforts, c’est le cas de le dire. Alors comment faire pour préserver les récoltes ? Une solution serait déjà que des membres de l’AAM passent régulièrement pour faire acte de présence. Mettre des panneaux indiquant que la récolte est réservée à l’AAM ? Demander une clôture ? Récolter avant maturité et laisser mûrir dans des cageots ?
Si vous avez des idées, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires.
Merci d’avance.
Hélène – responsable du verger du Grand Saule (si vous souhaitez intervenir sur les vergers en fin d’après-midi dans la semaine, contactez-moi par mail pour prendre rendez-vous)
Merci au deux membres d’AAM qui ont loué le débrousailleuse puis passé la journé à tondre, non seulement Marvoisie mais aussi derrière la pépinière à Grand Saule.
Le samedi avant de nombreux membres ont préparé le terrain en nettoyant le tour des arbres
C’est au pied de l’arbre qu’on voit le piocheur.
Et le samedi après le passage de la débroussailleuse au Grand Saule, les membres ont nettoyé la pépinière
Une fois les fleurs de pissenlit passées (car les abeilles d’à côté les butinent) Thomas tondra entre les rangs des arbres au Grand-Saule où le tour des arbres ont été soignés selon les consignes de Monsieur Scherrer.
Et des Croqueurs de Pommes, venus le samedi 24 pour nous apprendre à faire une greffe en couronne.
Greffe
Entre les deux, nous avons terminé la taille au Grand Saule, sous l’œil avisé de Monsieur Chatelet, pendant que d’autres ont dégagé les herbes autour des arbres, au Grand Saule le samedi 7 et 14 et à Marvoisie le 24 et arrosé surtout les plus jeunes arbres avec le purin d’ortilles, prêle et consoude, préparé par Chantal, pour les nourrir.
Il y aura à dire sur l’invasion d’asters sur le verger de Grand Saule, fleures tellement apprécié par les abeilles, mais qui hébergent des cicadelles, qui abîment l’écorce des arbres …. mais bon ..c’est le printemps, et on n’arrête plus 🙂
Fondamentalement – pour faire prendre le greffon sur le porte greffe, il faut qu’il y a ait un maximum du cambium de l’un en contacte protégé avec le cambium de l’autre. (voir l’illustration du cambium sur cette page des croqueurs d’Anjou). Cependant, les manières de réussir ce tour de force sont multiples et variées, et après des démonstrations très claires autour d’une table (merci pour la table Thomas du Citrouille et Compagnie 🙂 ) tout le monde s’est entassé dans la pépinière pour la mettre en pratique …. le temps nous dira les résultats.
Merci infiniment à Pierre et Jean-Luc, des Croqueurs du « Confluent Ain-Isère-Savoie » d’être venus passer la matinée à partager votre savoir avec nous.
Le premier jour prévu pour la taille des arbre a trouvé la neige par terre et avec un température ressenti dans les moins 2 ou 3 ! Les quatre vaillants membres des Croqueurs de pommes, venus de l’Ain pour l’occasion, se sont fait surpris par le mauvais temps, car il faisait plus clément chez eux ! Il y avais 5 membres de l’AAM pour les accueillir et cueillir leurs conseils (que l’on peut lire ici ).
Alors un peu de pluie le 17 mars n’as pas découragé nos membres, qui sont venu nombreux pour démarrer la taille de leurs arbres 🙂
La consoude est utilisée avec la prêle et l’ortie pour confectionner un purin utilisé comme bio-stimulant et en traitement préventif et curatif de l’oïdium. On trouve de la prêle sur les bords de l’Isère et de l’ortie un peu partout, pour la consoude il y a de beaux plants sur un des vergers.
Le cours sur l’entretien des vergers en automne et en hiver a attiré notre attention sur la nécessiter de retirer la végétation coupée et entassée au pied des arbres afin de ne pas créer d’abris pour les campagnols terrestres. Ces animaux, actuellement en période de pullulation dans la région, s’en prennent au collet et aux racines des arbres.
C’est pour limiter leur présence que des perchoirs à rapaces ont été installés sur le verger du Grand Saule, en lien avec la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux).