espèces

Les stades de développement des fleurs de pommier

Elizabeth nous a communiqué par mail un tableau des stades de développement des fleurs de pommier (à cidre en l’occurence, mais c’est la même chose pour toutes les espèces de pommier).

L’adresse de la page du site est la suivante : http://www.ifpc.eu/fileadmin/users/ifpc/infos_techniques/Stades_phenologiques_pommier_a_cidre_fleckinger_vs_BBCH.pdf

Et voici le tableau en question, bien pratique pour décrire plus précisément les stades de floraison à telle ou telle date. En effet, cette description pourrait s’avérer nécessaire le jour où on voudra déterminer la variété exacte de certains de nos arbres qui ne sont désignés que par le lieu de récolte du greffon (Souchière, St Eynard par exemple). Il faut pour cela se référer à une variété type, comme la Belle de Boskoop, pour savoir si la floraison est précoce ou tardive.

Par exemple, le Malus Siversii, variété ancêtre de nos pommes actuelles, en était au stade « ballon » le 9 avril.

Photo envoyée par Bernard F.
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Campagnols (rats-taupiers)

Sur le verger du Grand Saule la LPO a installé des perchoirs à buses pour limiter la prolifération des campagnols qui rongent les racines de certains arbres. On peut voir le résultat de ces déprédations sur un arbre vers la haie qui sépare le verger du Grand Saule et les jardins partagés. Il est calé par un tuteur mais si on le saisit par le tronc, on sent qu’il n’est plus que faiblement enraciné. Va-t-il pouvoir continuer à se développer ? Mystère…

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Exemple de problème lors de la taille de formation

Dans ce cas, on observe qu’une greffe en couronne, avec plusieurs greffons installés, a été laissée telle quelle. Normalement on aurait dû faire un choix, après avoir laissé le temps aux greffons de prendre et d’aider à la cicatrisation de la greffe (un ou deux ans ?) tandis que là on se retrouve avec un départ de grosses branches en godet qui à terme feront une zone où l’eau de pluie s’accumulera, avec des risques de maladies.

D’autre part, le puits de lumière est très important, l’arbre réagira en créant des gourmands sur les branches (à laisser pour rééquilibrer le puits de lumière qui ne doit pas dépasser 50 cm de largeur) et « gaspillera » de l’énergie à faire pousser des feuilles de façon excédentaire.

Cours, Taille, Verger du Grand Saule

Exemple de branches charpentières mal espacées

Lors de la journée de formation avec Pierre Xuereb, nous avons observé quelques arbres, notamment celui-ci où on peut voir qu’à un moment la tige centrale a été taillée, que plusieurs gourmands se sont développés et ont été laissés en place sans faire de choix. La conduite apicale a été compromise et ces charpentières trop serrées vont finir par se gêner quand l’arbre aura continué sa croissance. Elles seront rétrécies au niveau de l’accroche avec le tronc et fragilisées. Dans l’idéal elles auraient dû être espacées d’une vingtaine de centimètres.

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Journée de formation à la taille – 16 mars 2019

Le soleil a été de la partie pour cette journée de formation dense, très dense. Pierre Xuereb, pépiniériste et formateur à Terre Vivante (Mens) nous a désappris et appris énormément de choses sur la conduite ou plutôt l’accompagnement d’un arbre fruitier, notamment sur la période cruciale de la formation de ses branches charpentières. Ce qui était particulièrement adapté au verger du Grand Saule avec ses jeunes arbres et sa pépinière.

Difficile de présenter un résumé de ces apprentissages tant au gré des questions et des cas particuliers rencontrés les sujets abordés ont été variés mais je vais tenter d’en présenter la teneur globale (il faudrait bien plus qu’une journée de stage pour en intégrer les bases…).

Dans cette approche de la taille, on essaie de minimiser les coupes et on influera plutôt par exemple sur la courbure de certaines branches pour modifier l’apport de sève et susciter l’apparition de gourmands qui rééquilibreront la ramure. Sachant qu’une taille trop importante provoque un rajeunissement excessif des parties taillées (apparition de gourmands) et un vieillissement prématuré des parties non taillées, on part du principe qu’une bonne taille de formation, avec des charpentières bien réparties, espacées d’au moins 20 cm, et une conduite axiale (une tige axiale pour le poirier, un peu plus pour le pommier) permet par la suite de minimiser les interventions nécessaires.

Un arbre est à considérer comme un ensemble fait à la fois d’une colonie de branches et d’un système racinaire en lien avec les bactéries, les champignons mychoriziens du sol ainsi qu’avec les plantes alentour. Si on respecte l’équilibre du sol, les distances de plantation (selon la vigueur prédéterminée de l’arbre) et le renouvellement naturel par les alternances de croissance – mise à fruits – recroissance des branches, on a des arbres en bonne santé et productifs, nécessitant peu d’interventions (après une bonne taille de formation…).

Comme pour toute opération de taille, on commence par observer l’arbre et déterminer les branches qui font partie de sa structure (celles sur lesquelles on interviendra), celles qu’on souhaitent faire apparaître (gourmands) qui pourront rééquilibrer la charpente plus tard ou combler un puits de lumière trop important et les branches « secondaires » qu’il est inutile de tailler pour minimiser les plaies de taille. Les branches vont s’arquer naturellement plus tard dans l’année (ou les années à venir) sous le poids des fruits, on en tiendra compte dans l’estimation de la forme future du houppier.

Quand une coupe antécédente a fait ramifier excessivement une tige terminale de charpentier, on garde la tige la plus vigoureuse et on ne taille qu’avec un sécateur (lame coupante du côté de la partie gardée) ou une scie japonaise pour obtenir des coupes nettes. Pas de lames à enclume qui écrasent les tissus. On évite dans la mesure du possible de couper des branches plus épaisses qu’un doigt (grosso modo), sauf en cas d’erreurs de conduite initiale qui vont amener par exemple à des branches soudées à la base selon un angle très fermé qui ne résisteront pas au poids des fruits, de la neige ou aux bourrasques ou à des charpentières pas assez espacées, qui vont devenir des branches présentant un rétrécissement parce qu’elles vont se gêner mutuellement. On coupe sur le col de la branche, là où on voit une espèce de bourrelet, en suivant le sens de son inclinaison, pour obtenir une cicatrisation optimale.

Voici quelques éléments mais nous avons aussi abordé beaucoup d’autres sujets comme la vigueur d’un arbre, dépendante des conditions pédo-climatiques, du porte-greffe et de la variété greffée (cette vigueur détermine la distance de plantation pour éviter l’entrée en concurrence des arbres), la conduite axiale, sur le développement des arbres selon qu’il s’agit de variétés acrotoniques, mésotoniques ou basitoniques (l’architecture des arbres), sur les maladies et les interventions possibles – ou pas.

Nous sommes intervenus sous la houlette de Pierre Xuereb sur quelques arbres présentant des particularités (récemment plantés, malades, avec une partie en sénescence et l’autre en période de croissance, ou une taille à rééquilibrer, etc.).

Pierre Xuereb interviendra prochainement sur le verger du Grand Saule pour un cours de greffe avant un prochain stage d’une journée le 22 juin (traitement, gestion des bioagresseurs, biodiversité, écologie des arbres fruitiers, agroforesterie, etc.). Nous aurons encore énormément de questions à poser !

Pour rappel, il s’occupe avec Lionel Georgis de la pépinière Sylve et fruit où vous pourrez trouver des fruitiers adaptés au climat montagnard ainsi que des variétés anciennes ou méconnues.

Une pause pendant le cours
Des livres apportés par Pierre Xuereb
Pour comprendre entre autres les histoires d’acrotonique, mésotonique et basitonique..
Un pommier avant l’intervention, pendant la phase d’observation. On voit que certaines branches terminales avaient été coupées ce qui a provoqué l’apparition de plusieurs repousses en « balai ».
L’intervention a consisté en la sélection des branches de la structure à conserver (la plus vigoureuse des repousses), sans toucher aux branches qui ne font pas partie de cette structure (d’où le nom de taille douce souvent donné à cette technique). Quand l’arbre entrera en production, les branches s’arqueront naturellement sous le poids des fruits et il faut tenir compte de cette propension si on souhaite écarter les branches à partir du mois de mai (avec des haubans ou des écarteurs choisis dans du bois tendre). Sur une variété acrotonique, qui portera les fruits au bout des branches et ploiera en forme pleureuse, on veillera à ce que le départ des charpentières soit assez haut pour éviter que les branches touchent le sol ce qui complique l’entretien (désherbage ou tonte).
Cours, Taille, Verger de Marvoisie

Cours de taille sur le verger de Marvoisie – samedi 2 mars 2019

Pierre Fournier est venu nous donner des cours de taille sur le verger de Marvoisie. Les grands arbres en pleine production n’avaient pas été taillés depuis quelques années et certaines branches trop longues avaient cassé sous le poids des fruits l’année dernière.

Une autre session aura lieu mercredi matin et samedi prochain, si le temps le permet.

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Programme du mois de mars 2019

Les samedi 2 et 9 mars, Pierre Fournier fera un cours de taille à Marvoisie, de 9 h 30 à midi.

Samedi 16 mars, c’est au tour de Pierre Xuereb de nous faire un cours de taille, au Grand Saule, toute la journée à partir de 9 h 30. Le repas aura lieu sur place ou dans une salle du Pré de l’Eau, à chacun d’apporter quelque chose à partager.

Pierre Xuereb est formateur à Terre Vivante, vous pourrez trouver en suivant ce lien un exemple des conseils qu’il pourra nous prodiguer : https://www.terrevivante.org/1361-taille-douce-des-arbres-fruitiers.htm

Habituellement ses cours ont lieu à Mens, dans le cadre des formations proposées par Terre Vivante. C’est une occasion rare d’en profiter à proximité de chez nous. Si vous connaissez des personnes intéressées, elles pourront assister à ces cours à condition de s’inscrire à l’AAM (15 euros pour l’année).

 

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Parrainage des arbres

Nous avons mis en place un système de parrainage des arbres, basé sur le volontariat. Vous pouvez ainsi choisir quelques arbres, que ce soit sur le verger du Grand Saule (arbres en formation) ou celui de Marvoisie (principalement des arbres en pleine production) que vous suivrez le temps de votre adhésion à l’AAM. Ceci vous permettra de constater l’effet des choix de tailles et de soins et lors des cours pratiques sur place, vous pourrez poser des questions aux formateurs avec une application immédiate.

Ce parrainage permet aussi de répartir entre les membres de l’AAM la partie observation des arbres. Pour vous aider dans ces actions, voici un schéma récapitulatif :

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Mardi 10 juillet: Trop de pommes !

Fin du matinée de travail ce mardi matin:10-juillet-3073244408-1531335984232.jpg

Une brouette plein de (presque) belles pommes pour le composte! Et une branche allégée et étayée.

En effet, nous n’avons pas éclairci les pommes assez tôt – c’était trop difficile de se résoudre à renoncer à ces belles pommes, alors l’impensable est arrivé ! Deux branches se sont cassées !